Trafic de stupéfiants : deux grosses prises en Nouvelle-Aquitaine !

11 octobre 2017
Par Klervi Le Cozic
À eux deux, ils cumulent près de 800 kilos de résine et d'herbe de cannabis saisis ! Deux importants trafics de stupéfiants viennent d'être démantelés. L'un près de Créon dans l'Entre-deux-Mers, l'autre dans la région de Toulouse.

Un important réseau international de trafic de stupéfiants vient d’être démantelé dans la région de Toulouse. Le parquet de Bordeaux l’a annoncé hier dans un communiqué. C’est l’aboutissement d’un an et demi d’enquêtes menées par une cellule d’enquête placée sous la direction de la SR de Toulouse et l'autorité du juge d'Instruction de la JIRS de Bordeaux. Ces investigations ont abouti « au démantèlement de deux réseaux structurés dirigés par des Toulousains qui commanditaient l’importation massive de résine et d’herbe de cannabis depuis le Maroc en ayant recours à deux équipes de convoyeurs autonomes » détaille le Parquet dans son communiqué.

Une centaine de militaires de la région ont été mobilisés. 697 kilos de résine et d’herbe de cannabis ont été saisis, ainsi que 45 000 euros en liquide et 10 voitures de luxe. Trois armes de poing, un fusil, une moto et deux scooters volés ont également été découverts et ont été saisis.

Au total, onze individus ont été interpellés et placés en garde à vue. Six individus ont été présentés lundi devant le magistrat instructeur. Ils ont tous été mis en examen et placés en détention provisoire. Cinq individus sont actuellement en cours de déferrement devant le juge d’instruction.

Une autre prise impressionnante a été réalisée le week-end dernier. Plus de 100 kg d’herbe de cannabis ont été retrouvés dans un hangar dans le Créonnais, en Gironde. D’après la presse locale, la centaine de kilos était compressée pour prendre le moins de place possible et faciliter le transport.

Le montant de la saisie dépasse plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les gendarmes ont aussi trouvé des armes de poings. Quatre personnes ont été interpellées le week-end dernier. L’une, nourrice de métier, était en charge de la surveillance du hangar, une seconde, chef d’entreprise, gérait l’import-export, d’autres étaient chargés de vendre la marchandise... Ils ont tous été placés en garde à vue. Ils pourraient être présentés devant la justice cette semaine.